Messages de membres

1. Service aux membres


2. Chronique : Petit coffre d'outils


3. Chronique : La santé publique et vous !


4. Chronique : Voyageons ensemble !



1. Service aux membres

Énoncé de position sur la pratique médicale en CLSC :
Volet II - les programmes

Dre Catherine Risi, vice-présidente AMCLSCQ
bulletin, décembre 2015

Le voilà enfin… Adopté lors de la dernière assemblée générale de notre Association et disponible sur notre site Web... je parle évidemment de l’Énoncé de position sur la pratique médicale en CLSC : volet II - les programmes.

Je vous rappelle qu’il y a un peu plus d’un an, l’Exécutif de l’AMCLSCQ a mandaté un comité de travail pour l’élaboration de cet énoncé. Ce document se veut la suite de l’Énoncé sur la pratique médicale en CLSC édité en 2010. Il aborde de façon plus spécifique la pratique dans les programmes.

Après une mise en contexte, cet énoncé rappelle que peu importe les programmes, cette pratique médicale en CLSC répond à des besoins de services en première ligne, elle rejoint une clientèle vulnérable, elle offre des services de proximité et le plus souvent, elle inclut du travail en équipe interdisciplinaire.

Ce document présente certains programmes de façon plus spécifique à savoir : les soins à domicile et les soins palliatifs, la santé mentale, le programme jeunesse et petite enfance. Pour chacun d’eux, une brève description est faite, le rôle des médecins y est présenté ainsi que les défis pour la pratique médicale.

Rappelons que, selon un sondage effectué en juin 2014, la proportion estimée des médecins en CLSC membres de notre Association qui oeuvrent dans les différents programmes est de : 54 % pour les soins à domicile,
34 % pour les soins palliatifs, 33 % pour jeunesse, 23 % en santé mentale et 14 % en petite enfance. Afin de réaffirmer l’importance de la pratique médicale dans les différents programmes en CLSC, plusieurs recommandations sont présentées.

Outre la diffusion de ce document auprès de la FMOQ et la reconnaissance que cette pratique médicale dans les programmes en CLSC inclut des activités de suivi de la clientèle, il est y également question de la pertinence de défendre une rémunération juste et équitable, de favoriser l’enseignement et d’encourager les stages dans ces programmes, d’offrir de la formation spécifique à cette pratique et de développer le réseautage et la collaboration avec les GMF et les cliniques médicales en première ligne.

Finalement, le recrutement de médecins en CLSC et la mise en place de conditions de pratique adaptées à la réalité clinique de ces différents programmes se doivent également d’être privilégiés. Avec les changements structuraux que connaît actuellement l’organisation des services de santé, cet énoncé de position vient réaffirmer l’importance et la pertinence de la pratique médicale dans les programmes en CLSC.

Merci aux Drs Louis Warren, Judith Gagnon, Wilfrid Boisvert et Thanh Phuong Ngo qui ont participé aux travaux de ce document. Leur collaboration a été fort précieuse.

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2. Chronique : Petit coffre d'outils



Qui sont les patients difficiles?

Wilfird Boisvert, collaborateur au bulletin
bulletin, août 2018

Avez-vous des patiens difficiles? Qui n'en a pas?

Ces personnes présentent souvent plusieurs problèmes interreliés : difficultés relationnelles, déni ou dramatisation des symptômes et de leur gravi‐té, coopération difficile au plan de traitement, arrêt brusque du suivi ou demandes incessantes de prise en charge ou de services, attitude manipulatrice, dysthymie et anxiété, dépendances, incapacités parentales, violence conjugale et familiale.

Il y a un écart important entre d’une part les stresseurs et d’autre part leur réaction. Le patient peut exprimer sa souffrance par automutilation ou en explosant de colère, et se dire impuissant face à elle. Vous avez l’impression qu’il vous amène ses problèmes pour que vous les régliez à sa place. Ou encore, il vous consulte parce qu’un tiers l’exige, le tiers étant celui qui souffre dans leur relation.

Le patient manque d’habiletés sociales pour exprimer ses émotions, besoins ou désirs et pour gérer ses conflits et ses frustrations; il tend à agir au lieu de communiquer. Depuis longtemps, ses problèmes s’accumulent et perdurent, il est insatisfait après maintes démarches et de nombreux suivis à différents endroits dans le réseau où il a connu plusieurs intervenants, établissements et transferts. Il semble vivre une catastrophe nationale.

Vous ressentez un sentiment d’impuissance et vous avez l’impression de marcher sur des œufs quand vous lui parlez. Vous êtes soulagé qu’il ne se présente pas à son rendez‐vous… Une personne ayant de tels troubles relationnels a souvent vécu la « guerre » dans son enfance et s’est bâti une armure pour se protéger. C’était la meilleure façon qu’elle avait trouvée pour survivre dans son contexte.

Or, certains comportements, certaines attitudes, pensées et façons de décoder la réalité se sont cristallisés, ont perdu leur souplesse d’adaptation et ne sont plus appropriés. Cette personne vit des émotions déphasées, hors contexte et à la mauvaise intensité. Elle n’arrive pas à exprimer adéquatement ses émotions, ses besoins, ses dé‐ sirs. Elle refoule, dramatise, réagit trop impulsivement. Elle est incapable de se mettre à la place des autres et comprendre leur point de vue.

Nous devons garder en perspective que ce patient est ce qu’il est et qu’il entre en relation de la seule façon qu’il connaisse. Il ne sait pas comment faire autrement. Il essaie de ne pas perdre le contrôle de sa vie, bien que ses comportements et ses attitudes provoquent souvent la réponse qu’il craint, par exemple le rejet.

Gérer un contre-transfert

Le contre‐transfert fait référence à l’ensemble de vos réactions affectives conscientes ou inconscientes envers votre patient. Vos propres traits de personnalité qui interagissent avec ceux du patient. Observez‐vous, restez à l’écoute de votre réaction, soyez attentif à vos enjeux lors de vos interventions.

Vous arrive‐t‐il, pour soulager la tension, de déroger du plan de traitement et des conduites usuelles? Cherchez‐vous à recommander ce patient irritant ailleurs? Adoptez‐vous un comportement compensatoire exagérément conciliant? Quels propos, attitudes ou comportements du pa‐ tient vous posent problème ou vous dérangent ?

C'est normal de réagir. Prenez du recul. Ne prenez pas personnelle l'attitude du patient, car il agit ainsi envers tous. Et répondez de façon professionnelle pour l'aider, ce qui ne veut pas dire d'acquiescer à toutes ses demandes.

Documentez bien le dossier. Consignez-y un examen mental rigoureux, la description des propos et des comportements, le raisonnement médical qui précède les conclusions ainsi que la conduite soigneusement justifiée. La cohérence entre le dossier et les interventions est essentielle. Il est parfois utile de confirmer le bien-fondé de sa conduite auprès d’un collègue.

Encadrer

Il faut encadrer et contenir avec une fermeté bienveillante et constante le patient difficile. Déterminez avec lui des règles pertinentes, par la suite modifiez-les le moins possible et faites-les respecter. Par exemple, avisez le patient que s’il est encore en retard au rendez-vous, le temps alloué sera diminué; s’il appelle entre les rendez-vous, il devra laisser un message et il y aura un délai de réponse (la salle d’urgence, le centre de crise et les lignes d’écoute existent).

Les interventions brèves, simples, claires et précises sont les plus efficaces. Faites des phrases courtes avec des mots courants. Vérifiez la compréhension du patient. Répétez au besoin. Face à des comportements perturbateurs ou au clivage, établissez un plan d’intervention et un cadre acceptés par tous les intervenants, fixant des limites aux comportements en cause. Expliquez au patient les motifs de la démarche, la nature du cadre et les conséquences encourues s’il ne le respecte pas. Tenez-vous-en à ce plan, respectez-le vous-même et évitez les exceptions qui affaiblissent l’encadrement et encouragent la négociation continuelle et la manipulation.

Éclaircissez dès le début de la rencontre les raisons de consultation du patient. Entendez-vous avec lui sur des objectifs réalistes, précis, limités, concrets, et sur les moyens d’y arriver. Restez dans l’ « ici et maintenant » pour définir le plan d’intervention. Si le patient va dans le passé ou s’éparpille, ramenezle à la situation actuelle, à son pouvoir de changer le présent.

Rédigez un plan de traitement clair, précis et conforme aux pratiques usuelles. Il contribuera à un résultat positif, même s’il est petit. Revenir à l’objectif vous évitera de vous faire ballotter au gré des humeurs, des conflits et des crises que vit le patient de semaine en semaine.

Responsabiliser le patient

Vous arrive-t-il de prendre le fardeau des problèmes du patient sur vos épaules et de jouer un rôle de sauveur?

Cherchez un équilibre entre la prise en charge du patient et sa responsabilisation. Aidez le patient à se sentir responsable de ses actes, tant dans sa vie personnelle que dans sa relation thérapeutique et son plan de traitement. Placez-le face à des choix et à leurs conséquences, laissez-lui son pouvoir, n’agissez pas à sa place. S’il sabote le plan de traitement, reconnaissez que vous n’avez pas le pouvoir de l’aider malgré lui, admettez vos limites et permettez au patient de choisir son cheminement. Évidemment, en cas de conduite dangereuse pour lui ou pour les autres, certaines actions s’imposent.

Le passé et la personnalité d’un individu n’excusent pas ses comportements inappropriés. Indiquez clairement au patient ce qui est inacceptable. Évitez toute tolérance au comportement inadéquat. Face à certains comportements tels que la violence, avisez le patient qu’il est responsable de ses actes et que vous l’écrivez au dossier. L’option de recourir au besoin à la police et à la charge criminelle constitue un outil parfois nécessaire et préventif.

Reconnaître le patient difficile et être conscient de son effet sur nous, l’encadrer et le responsabiliser de façon bienveillante et constante permet de mieux l’aider, et aussi de garder un souvenir meilleur et plus valorisant de ces rencontres exigeantes.

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3. Chronique : La santé publique et vous ! 

Version Web du Protocole d'immunisation du Québec (PIQ)

Lina Perron, collaboratrice au bulletin
Bulletin, août 2018

L’édition 2018 du PIQ est maintenant accessible uniquement en ligne. La version imprimée n’existe plus. Passer de la version imprimée à la version électronique a permis des améliorations pour faciliter la consultation du PIQ, notamment des hyperliens pour naviguer rapidement dans les sections.

Prenez le temps de découvrir cette version conviviale du PIQ que vous apprécierez. Les cinq minutes investies pour vous familiariser vous seront profitables pour trouver l’information recherchée. En cliquant sur le lien du PIQ, le lecteur voit les différentes sections sous forme de tuiles avec une courte description du contenu. Une icône, constituée de 3 petites bandes horizontales (« hamburger ») et placée dans le coin supérieur gauche de l’écran, permet d’accéder à la table des matières en tout temps. Celle‐ci se déploie verticalement à gauche de l’écran et permet au lecteur de passer d’une section à l’autre.

Des boutons d’ancrage sont disponibles au début des sections. Ainsi, en cliquant sur un vaccin, le lecteur voit en haut de l’écran les différentes sections, par exemple, Composition, Indications et Administration.

La date de mise à jour est indiquée au bas de chaque page.

Les abréviations utilisées sont soulignées et en caractères gras et le nom au long apparaît dans une bulle lorsque le curseur est positionné sur l’abréviation.

Les notes des tableaux ont été incluses dans ces derniers, dans une colonne Précisions, en vis‐à‐vis avec l’information à laquelle les notes s’appli‐ quent.

Changements de contenu

Il est maintenant recommandé d’administrer un vaccin contre la coqueluche (dcaT) à toute femme enceinte, à chaque grossesse, peu importe ses antécédents vaccinaux et l’intervalle entre les grossesses.

La vaccination des femmes enceintes permet, grâce au transfert des anticorps maternels, de protéger les nouveau‐nés au cours de leurs premiers mois de vie. Cette recommandation du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) fait suite aux observations suivantes :

  • Entre 2014 et 2016, les deux tiers des hospitalisations dues à la coqueluche et presque toutes les admissions aux soins intensifs sont survenus chez des bébés âgés de moins de 6 mois.
  • Le vaccin acellulaire contre la coqueluche, utilisé au Québec depuis 1998, est peu efficace à réduire le portage de la bactérie et à diminuer la transmission de l’infection.
  • Même si on vaccine les proches d’un nouveau‐né, ces derniers, même s’ils ne font pas la maladie, pourraient être infectés et transmettre la bactérie au nouveau‐né.

Afin de maximiser le transfert des anticorps maternels au fœtus, le vaccin est administré de préférence entre 26 et 32 semaines de gestation. Le vaccin demeure indiqué jusqu’à la fin de la grossesse s’il n’a pas été donné avant 33 semaines de gestation. Il n’est pas nécessaire de redonner le vaccin à une femme enceinte l’ayant reçu avant 26 semaines de gestation.

Vaccins contre le tétanos

Les algorithmes sur la prophylaxie antitétanique dans le traitement des plaies s’appliquent aux enfants âgés de 2 mois à 3 ans et aux personnes âgés de de 4 ans et plus.

Une section Aide à la décision pour la prophylaxie antitétanique a été créée. Cet outil interactif est applicable quel que soit l’âge. En répondant à trois questions, vous obtenez les consignes recommandées selon vos réponses. Les feuilles des réponses et des consignes peuvent être imprimées.

Vaccins contre le pneumocoque

Le calendrier régulier de vaccination des tout‐petits demeure inchangé : 3 doses du vaccin conjugué (Pneu‐C) à 2 mois, 4 mois et 12 mois, mais le vaccin utilisé change. Les enfants de moins de 5 ans recevront le vaccin Pneu‐C‐10 (Synflorix, GSK). Des études ont montré une efficacité comparable chez les enfants avec les calendriers du Pneu‐C‐10 ou du Pneu‐C‐13 (Prevnar 13, Pfizer).

Lorsque le vaccin conjugué est indiqué (ex. : immunodépression) chez un enfant de 5 ans ou plus ou chez un adulte et que cette personne n’a pas déjà été vaccinée avec un vaccin conjugué contre le pneumocoque, le vaccin Pneu‐C‐13 sera utilisé.

Vaccins contre les hépatites

Le calendrier de vaccination en 4e année du primaire est modifié : la 1re dose est le vaccin combiné contre les hépatites A et B (HAHB), suivie de 1 dose du vaccin contre l’hépatite B (HB), avec un intervalle de 6 mois entre les doses. Ce calendrier sera appliqué à compter de septembre 2018 pour les élèves de la 4e année du primaire.

Une section Aide à la décision pour la prophylaxie postexposition à l’hépatite B a été créée. Cet outil interactif est applicable à toutes les situations. En répondant à six questions, vous obtenez les consignes recommandées selon vos réponses. Les feuilles des réponses et des consignes peuvent être imprimées.

Le vaccin contre le zona

Le vaccin contre le zona est recommandé aux personnes âgées de 50 ans et plus.

Le Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ), tout comme les organismes consultatifs américain (ACIP) et canadien (CCNI), recommande l’utilisa‐ tion préférentielle du vaccin sous‐unitaire (Zona‐ SU, Shingrix) à celle du vaccin vivant atténué (Zona‐VA, Zostavax).

On peut vacciner une personne contre le zona indépendamment de ses antécédents de varicelle ou de vaccination contre la varicelle.

Il est recommandé d’attendre un délai de 12 mois après un épisode de zona ou après l’administration du vaccin Zona‐VA avant d’administrer le vaccin Zona‐SU.

Description des maladies évitables par la vaccination

Ne jamais perdre de vue que les vaccins servent à prévenir des maladies. Dans la section Composition des vaccins, quand on nomme la maladie prévenue, un hyperlien mène ver la description de celle‐ci. Les maladies sont présentées dans l’ordre alphabétique avec une présentation systématisée pour chacune : définition, épidémiologie, objectif du Programme québécois d’immunisation, le cas échéant, réservoir, transmission, incubation, présentation clinique et complications ainsi que traitement. Les informations qui y figurent ne sont pas exhaustives, par exemple, les mesures préventives autres que la vaccination (ex. : lavage des mains, précautions hydriques et alimentaires) n’y sont pas abordées.

Vaccination des malades chroniques

En plus des vaccins prévus au calendrier régulier de vaccination, les personnes présentant une maladie chronique doivent recevoir de vaccins additionnels pour les protéger contre certaines maladies évitables par la vaccination. Ces personnes peuvent être à risque accru de contracter une infection ou de souffrir de complications entraînant une morbidité et une mortalité plus élevées.

Pour connaître les vaccins recommandés selon les conditions médicales ainsi que selon les milieux et les habitudes de vie, consultez le PIQ, Calendriers d’immunisation, Autres vaccins recommandés. 

Accès au registre de vaccination provincial

À titre de médecin traitant, vous avez la responsabilité d’identifier les patients qui nécessitent d’autres vaccins, de les en informer et de les diriger vers un vaccinateur qui sera en mesure de faire la mise à jour de leur vaccination.

D'ici décembre 2018, les fonctions allégées du registre de vaccination seront accessibles dans les installations autres que les CLSC, par exemple dans les cliniques médicales, les pharmacies et les CHSLD.

Tous les intervenants autorisés, médecin, infirmière, infirmière auxiliaire et sage-femme, pourront avoir accès au registre de vaccination. Dans le cas où l'intervenant ne vaccine pas, il pourra consulter l'historique vaccinal d'un usager.

Le vaccinateur a l’obligation de saisir au registre, dans un délai de 2 jours ouvrables, les renseignements prévus par la loi, y compris les doses de vaccins validées administrées antérieurement, si les renseignements sur cette vaccination ne figurent pas au registre.

Pour être tenus informés du déploiement des fonctions allégées du registre de vaccination dans votre milieu de travail, consultez le site du MSSS.

Liens utiles en vaccination 

  • Questions et réponses sur la vaccination : Éléments d’information permettant au vaccinateur de répondre aux principales interrogations des personnes à vacciner
  • MSSS : informations générales, documentation et formation pour les professionnels de la santé 
  • Portail santé mieux-être : pour la population générale 
  • Immunisation Canada : pour la population générale et les professionnels de la santé

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ITSS : Mise à jour 2017, recrudescence de la lymphogranulomatose vénérienne et nouvel outil

Évelyne Fleury, collaboratrice au bulletin
Bulletin, août 2018

Mise à jour 2017 du Guide québécois de dépistage des ITSS et des outils pour soutenir l’intervention préventive relative aux ITSS

Le ministère de la Santé et des Services sociaux a publié une mise à jour 2017 du Guide québécois de dépistage des ITSS et des outils pour soutenir l’intervention préven‐ tive relative aux ITSS. Cette mise à jour est basée sur les données scientifiques les plus ré‐ centes et adaptée au contexte québécois (épidémiologie, organisation de services, etc.).

Les principaux changements sont les suivants :

 

  • Prélèvements et analyses recommandés en fonction de l’infection recherchée chez les per‐ sonnes asymptomatiques (dépistage)

 

∗ ajout des analyses recommandées pour le dépistage de la lymphogranulomatose vénérienne (LGV).

∗ précision sur les analyses complémentaires réalisées par le Laboratoire de santé publique du Québec lorsqu’une infection anorectale à Chlamydia trachomatis est détectée : recherche des génotypes L1, L2 et L3 de Chla‐ mydia trachomatis responsable de la LGV.

∗ mise à jour des analyses recommandées pour le dépistage de l’hépatite B et pour connaître le statut immunitaire au regard du virus de l’hépatite B en fonction des situations : personnes immunocompétentes, personnes vivant avec le VIH ou immunosupprimées ou prophylaxie postexposition.

 

  • ITSS à rechercher selon les facteurs de risque décelés

 

*ajout de l’infection à Chlamydia trachomatis aux ITSS à rechercher chez une personne originaire d’une région où les ITS bactériennes, le VIH, l’hépatite B ou l’hépatite C sont endémiques et chez ses partenaires. Si elle est ou a été active sexuellement.

Un tableau des changements précise l’ensemble des modifications de la mise à jour 2017. Il précise les modifications qui impliqueront un changement des pratiques.

Le Collège des médecins du Québec reconnait que le Guide québécois de dépistage des ITSS constitue l’ouvrage de référence privilégié, au Québec, pour tous les professionnels de la santé qui sont appelés à dépister les ITSS.

Recrudescence de lymphogranulomatose vénérienne : un nouvel outil

Une recrudescence de la LGV s’observe au Québec : plus de 100 cas ont été déclarés respecti‐ vement en 2015 et en 2016. Presque tous les cas rapportés sont des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes et la majorité de ces cas sont infectés par le VIH. Les cas se concen‐ trent à Montréal mais la proportion des cas hors Montréal progresse et a atteint 30 % en 2016.

Un nouvel outil a été publié par le MSSS pour soutenir les professionnels de la santé qui détectent et traitent la LGV. L’outil Recrudescence de la lymphogranulomatose vénérienne au Québec : détection et traitement est basé sur le document Lymphogranulomatose vénérienne : Avis sur le dépistage, la prise en charge clinique et la surveillance au Québec produit par l’Institut national de santé publique du Québec. L’outil est adapté au contexte québécois. Il présente les bonnes pratiques en matière de détection et de traitement de la LGV.

La déclaration de vos cas de LGV à votre Direction de santé publique et votre collaboration à l’enquête épidémiologique sont essentielles pour permettre de contrôler cette infection au Québec : sans elles, il est impossible de dresser le portrait de l’épidémie et de mettre en œuvre rapidement des interventions efficaces pour limiter la propagation de cette infection.

Pour trouver le guide et les outils

Ces documents sont accessibles sur le site Web du MSSS, dans la section « Documentation », rubrique «Professionnels de la santé », onglets « Guides » et « Outils ». Pour être informé des mises à jour du Guide et des outils en lien avec le dépistage des ITSS et des nouvelles publica‐ tions du MSSS, vous pouvez vous abonner au service nouveautés du MSSS.

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La légalisation du cannabis : plus de bénéfices que de risques

David-Martin Milot
collaborateur au bulletin
bulletin, décembre 2017

La légalisation du cannabis attire l’attention des Canadiens depuis son annonce par le gouvernement Trudeau. Le projet de loi C-45, déposé en avril 2017, prévoit que le gouvernement fédéral veille à la règlementation de la production de cannabis, à l’adoption de normes de santé et sécurité au travail et aux infractions criminelles subsistantes. Quant à ses homologues provinciaux et territoriaux, ils se chargeront entre autres des volets de prévention, de promotion de la santé, de sécurité publique incluant la sécurité routière, d’encadrement en milieux de travail et de la distribution de cette substance. La loi-cadre du gouvernement du Québec précisant les orientations prises en lien avec ces volets est attendue au mois de novembre 2017.

Mais pourquoi légaliser le cannabis?

Tout d’abord, la stratégie de prohibition qui aura duré près d’un siècle au Canada est un échec. Le cannabis demeure facilement accessible et les Canadiens sont parmi les plus grands consommateurs de cette substance au monde. La prohibition entraîne aussi une stigmatisation des consommateurs, qui consultent souvent tardivement en cas de problèmes de santé liés à leur consommation, de peur d’être jugés, voire incarcérés.

Appuyée par les données scientifiques et les expériences vécues ailleurs dans le monde, la position de la santé publique est unanime : les bénéfices de la légalisation du cannabis excèdent les risques qui y sont liés. Le fait de rendre cette substance légale permet d’avoir un meilleur contrôle sur son accessibilité et de restreindre sa promotion, des facteurs clés pour protéger la population et plus particulièrement les jeunes. La légalisation facilite aussi la recherche et permet donc une meilleure compréhension des dynamiques de consommation et des effets à la santé qui en résultent. Les efforts de prévention et les services de santé peuvent ainsi être mieux adaptés en fonction des données scientifiques robustes en émergeant. Plusieurs avantages sont aussi inhérents à la déjudiciarisation des consommateurs et à la lutte au marché noir, qui s’avèrent coûteuses et peu efficientes.

Bien sûr, la vigilance devra être de mise pour éviter les effets néfastes potentiels de ce changement législatif. Le cannabis demeure une substance qui n’est ni inoffensive ni banale. Un encadrement strict de la production à la distribution, en passant par la publicité, devra être respecté. Plusieurs leçons peuvent être tirées de l’encadrement du tabac, de l’alcool et des jeux de hasard pour ne pas répéter certaines erreurs et pour s’inspirer des succès vécus. Par exemple, un modèle de distribution visant l’optimisation des profits est à proscrire afin d’éviter une hausse de la prévalence de consommation. En effet, une telle hausse n’est pas associée à la légalisation de la substance en soi, mais bien à son modèle de distribution.

Les enjeux liés à la légalisation sont certes nombreux et leur compréhension s’affinera au cours des années à venir. Une chose demeure certaine : ce changement de paradigme en est un positif d’un point de vue de santé populationnelle.

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4. Chronique : Voyageons ensemble !

La Chine

Anne Fortier
chroniquese au bulletin
bulettin, décembre 2017

Nous avons été en Chine en mai 2017 avec la FMOQ sous d'autres cieux, pour une période de 2 semaines. Outre les différentes formations, visites de centres hospitaliers et rencontres professionnelles, nous avons pu découvrir ce pays à travers quatre (4) sites soit Beijing, Xian, Guilin et Shanghaï.
La Chine est très accessible par avion depuis que des vols directs ont été instaurés entre Montréal et Beijing (Air China) ainsi qu'entre Montréal et Shanghaï (Air Canada). Les déplacements entre les différents pôles de visites se sont faits à l'aide de vols intérieurs.
Découvrir cette société millénaire à travers ses monuments, ses spectacles, sa cuisine et ses gens s'est révélé très intéressant et beaucoup plus facile que prévu.

Nous sommes arrivés à Beijing

Température estivale et même chaude, mais le ciel est presque bleu, la pollution se fait discrète. Visite du temple du Ciel, de la place Tiananmen et de la Cité interdite, du Palais d'été, visite en cyclopousse des hutongs (anciens quartiers), de la Grande Muraille un peu au nord et de la Voie Sacrée, entrée de la nécropole des Ming, arrêt au site olympique des jeux de 2008, marche dans un marché extérieur le soir où l'on nous offre des insectes et des scorpions à déguster...

La circulation est dense, les scooters électriques sont très populaires, être un piéton est une aventure et il vaut mieux céder que de se faire frapper!

Souper‐spectacle de la légende du Kung Fu. Nous avons 2 soupers libres. On se lance à la découverte de petits restos recommandés par Trip Advisor à 2 km de l'hôtel. Super! Ou un autre soir dans le fond d'une ruelle du Hutong, on découvre un restaurant classe...

2e étape : Xian

Connu pour son armée de terre cuite. Impressionnant! Nous visitons également la pagode de l'oie sauvage et son parc. Souper de dumpling chinois et spectacle de la dynastie des Tang. Avant de quitter, visite de la vieille ville, du quartier musulman, des remparts de la vieille ville qui l'enserre encore au complet.

Puis on se déplace vers Guilin

Une plus petite ville, seulement 826,000 habitants. On y voit la grotte de la flûte du roseau, une plantation de thé où on nous explique la différence entre les différents thés: vert, blanc, noir. Le lendemain, croisière sur la rivière Li, un trajet superbe en bateau à travers les collines karstiques. Il ne faut pas manquer la sortie aux rizières de Longsheng, des rizières en terrasses jusqu'à 1000 m d'altitude. On y retrouve des villages de minorités dont Ping'ãn village zhuong vieux de 600 ans.

On termine avec Shanghaï

Ville moderne avec ses tours du côté de Pudong.

On se doit de marcher sur la prome‐ nade du Bond, le long du Huangpu. Le Bond, c'est le quartier qui date des concessions étrangères. Non loin de là, il faut visiter le jardin du mandarin Yù. À Pudong, on peut faire l'ascension de la tour Jinmao. Malgré que l'on soit au 80e étage, on est encore dominé par la tour voisine...

Le retour vers le Bond peut se faire à pied en passant à côté de la tour de la Perle et en prenant la navette pour piétons sous le fleuve. Le soir, le spectacle d'acrobaties de la troupe Era en vaut la peine. Une escapade vers le lac de l'ouest et vers Suzhou est facile à organiser.

On a découvert une société chinoise dépaysante, mais surtout en pleine émergence. Tout se décide vite et se construit en beaucoup moins de temps que chez nous. Notre guide nous contait qu'après une absence de quelques semaines, à son retour, un édifice complet avait poussé du sol. Imaginez l'échangeur Turcot avec un échéancier de 6 mois plutôt que trois ans!

Au niveau infrastructure et technologique, c'est un pays moderne qui est en train de s'imposer. Le « made in china » n'est maintenant plus synonyme de moins bonne qualité. Nous avons pu échanger en anglais à peu près partout et utiliser nos téléphones intelligents sans trop de problèmes. Le gouvernement chinois encourage le tourisme à grands coups de subventions avec les circuits Sinorama. C'est le temps d'en profiter!

À votre tour de découvrir cette nouvelle Chine.

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