Messages de membres


stéphane roy

Un intrus parmi vous !

Dr Stéphane Roy, Agence de la santé et des services sociaux, mai 2010


La complémentarité entre la santé publique et la clinique. Il y a environ 300 médecins omnipraticiens oeuvrant en santé publique au Québec. La majorité d’entre eux assure aussi des services en clinique dans les différents milieux de soins

La place de la médecine populationnelle. Les fonctions essentielles en santé publique sont la surveillance et l’analyse de l’état de santé de la population et de ses déterminants, la promotion de la santé et du bien-être, la prévention des maladies, des problèmes psychosociaux et des traumatismes, la protection de la santé et le contrôle des risques et des maladies, etc.

Pour les médecins en santé publique, le patient est la population. Que ce soit au profit de toute la population ou de groupes en particulier, les interventions ont pour but de prévenir ou de diminuer l’apparition de problèmes de santé en agissant en amont de ceux-ci.

Ainsi, tout comme le médecin clinicien, le médecin de santé publique doit faire une anamnèse (enquêtes, études, projets de recherche) afin d’élaborer un diagnostic et un plan de traitement de son patient... la population!

Nous travaillons, médecins de santé publique et médecins cliniciens avec la même population... clientèles vulnérables, clientèles difficiles à rejoindre et avec les mêmes problématiques. La différence se situe au niveau de l’approche. Le médecin de santé publique privilégie l’approche populationnelle, tandis que le médecin clinicien travaille davantage une approche individuelle.

La complémentarité est essentielle afin de garder la population en santé.

Stéphane Roy, md
Directeur


La sexualité / Les plaintes sexuelles

Dre Élaine Bérubé, CLSC Dorval-Lachine-LaSalle, mai 2010


En me préparant à écrire ce 3e article, je regarde comme vous ce pauvre Tiger Woods obligé de s’excuser pour son comportement sexuel. Mais quelle absurdité! Quel lien avec son talent de golfeur? À mon avis, il n’a de comptes à rendre qu’à son épouse. Son intimité ne regarde que lui. Ça me rappelle l’affaire Clinton. Enfin…, on a encore une fois la preuve que le sexe nous intéresse et vend et que celui des célébrités nous fascine!

À la fin de mon dernier article, je vous quittais avec la question suivante : quelle est la plainte sexuelle la plus fréquente chez l’homme et chez la femme?

Vous l’avez sûrement deviné. Et il suffit de quelques années de pratique en médecine familiale pour l’observer. Il s’agit de la baisse de libido chez la femme et de la dysfonction érectile chez l’homme. Malgré que l’on puisse observer de l’éjaculation précoce chez les jeunes hommes au début de leurs expériences sexuelles. Les vrais vont le demeurer et adapter leurs jeux sexuels en conséquence.

En tant que femme médecin, ma clientèle est principalement formée de femmes. Alors, vous êtes meilleurs que moi pour traiter la dysfonction érectile : un bon bilan et hop-là un Viagra, Cialis et Lévitra. Mais que faire avec l’autre situation, celle de cette femme, cette superwoman trop épuisée pour s’envoyer en l’air le soir venu? En Europe, le timbre cutané de testostérone est offert à ces dames, mais ne fait pas l’unanimité et il n’a pas encore traversé l’Atlantique.
Partout il pleut des articles et des livres sur comment raviver la flamme dans le couple et redonner du pétillant dans ce quotidien : métro-boulot-dodo. Moi j’ai trouvé cette information dans le livre d’Esther Perel : L’Intelligence érotique - faire vivre le désir dans le couple, publié en 2006. Magique!

Il faut donc se rappeler que biologiquement, la passion ne dure qu’environ deux ans et résulte de l’activité dopaminergique dans notre cerveau. Un effet euphorisant au même titre qu’une drogue et qui ne servirait qu’à une période de reproduction de mammifères. Ensuite viennent, avec le temps, les hormones de l’attachement, la prolactine et l’ocytocine qui se libèrent lors de l’orgasme et de l’allaitement. Ces hormones sont nécessaires pour fonder une famille et mener à maturité des petits humains. Scientifiquement, oubliez les huîtres ou le chocolat, le meilleur aphrodisiaque est la nouveauté…dans les partenaires (tiens, tiens on comprend ce Tiger), les jeux sexuels, les lieux, etc. Il faut donc apporter cette idée à notre patiente fatiguée et en grand besoin de moments ludiques.

Chez la femme, la sexualité est complexe et demande une approche multidimensionnelle : le physique, le psychologique et le relationnel. Toutes interreliées, ces dimensions sont de plus empreintes de pression sociale, familiale, culturelle avec une forte inhibition préfrontale. L’homme, plus chanceux peut-être, est plus près de ses besoins primaires et son cerveau est capable de faire abstraction des irritants et distractions (ex : une chicane de couple) et s’atteler à son coït.

Avec ses fluctuations hormonales, son périnée malmené par les accouchements et le besoin en contraception, la prise de médicaments et j’en passe, il est évident que la libido de la femme en prend un coup. Il faut donc s’assurer que son corps et ses organes génitaux sont en bonne santé. Ensuite, il faut regarder à sa capacité érotique, par exemple ses fantasmes, sa capacité de se détendre et de se faire plaisir. Se donne-t-elle la permission? Et finalement, sa relation de couple est-elle saine et satisfaisante? Bien du matériel, n’est-ce pas?

Alors, je sors mon chapeau de vendeuse et je m’élance : le sexe est bon pour plusieurs raisons. Il garde les systèmes cardio-vasculaire, hormonal et immunitaire en santé. Il permet aussi au système génital de garder sa forme. Il permet de brûler des calories (près de 250-300 certainement)...défi 5-30. Le sexe garde son homme chez nous, il détend et aide à dormir. La femme, chanceuse à son tour, gardera sa capacité orgasmique en vieillissant. Il faut donc que le couple se donne un rendez-vous doux dans son horaire de fous, car le quotidien tue la romance et met au rancart la spontanéité.

Le couple uni a souvent un lien érotique très fort et le sexe est sa période de jeux, de câlins et de rapprochements : un moment précieux rendant l’union plus solide et lui assurant une longévité. Voilà.

Le prochain article : les voies neurologiques du plaisir. Assez complexe merci!!

À bientôt,

P.S.   Quel  massacre,  Jim Carey et non Carrie
P.P.S. Vos commentaires sont bienvenus à: elaine.berube@sympatico.ca

 


Peut-on faire bouger les choses dans nos CSSS ?

Dr Jean-Marc Hébert, CLSC-GMF de St-Donat, mai 2010


Les fusions d’établissements on le sait, n’ont pas été une bonne chose pour la médecine en CLSC. Rares sont les endroits où cela a consolidé la pratique médicale en CLSC. Nous nous sommes plutôt retrouvés encore plus loin des administrateurs, des gestionnaires et dilués parmi d’autres départements médicaux. Pas facile alors de faire valoir nos besoins et nos droits.

Il faut donc se battre, se mettre de l’avant et ne pas hésiter à se faire voir! Lorsque les médecins de CLSC du CSSSNL (Nord de Lanaudière) ont entendu parler d’une réorganisation du soutien clérical (lire baisse de soutien ou nivellement par le bas) déclaré unilatéralement par le gestionnaire de programme, voici comment ils ont réagi.

Premièrement, en parler entre eux pour valider les informations reçues (nos médecins proviennent de 4 CLSC fusionnés, dont 6 points de service). Ensuite, en parler avec le chef du département de médecine générale, le représentant des CLSC au DRMG, le représentant des CLSC au CMDP, ainsi qu’au DSP. Ils ont avisé leur représentant régional auprès de l’AMCLSQ, et le Président de l’AMCLSQ a envoyé une lettre à la direction générale du CSSSS.

En mettant suffisamment de pression, le DSP a eu le mandat d’étudier le dossier dans son ensemble. Il s’est inspiré du Guide définissant les bonnes conditions de pratique pour les médecins en CLSC élaboré par l’AMCLSC. Avec ces critères, après avoir rencontré les chefs de service médicaux en CLSC, il a été en mesure de faire une évaluation objective de la situation et d’émettre des recommandations auprès de la direction afin d’améliorer la communication entre médecins et gestionnaires et trouver des pistes de solutions afin de corriger la situation.

Une histoire d’horreur, oui, un peu, car tout cela aurait pu être prévenu par une bonne communication au départ entre médecins et gestionnaires. La relation de confiance est très difficile à bâtir dans le système actuel qui a été plutôt une désintégration qu’une intégration des CLSC en CSSS. Tout cela pour dire qu’il existe de nombreux moyens de faire connaître notre point de vue et de défendre nos intérêts. Il ne faut pas baisser les bras. Il faut parler haut et fort.

Si vous êtes pris dans une situation difficile avec votre direction, votre association peut vous donner un coup de main, n’hésitez pas à contacter votre représentant régional ou un membre de votre exécutif.

Jean-Marc Hébert, md
Vice président

Truc facilitant la pratique

Dre Suzanne Turcotte, GMF des Grandes-Fourches, mai 2010


Connaissez-vous le CPS électronique? Une icône sur notre écran d'ordinateur, une ressource informatique partageable, conviviale et qui préserve nos forêts!

Saviez-vous que nos établissements doivent payer pour obtenir des CPS papier pour leurs employés?

Voilà ce qui s'est fait dans mon établissement : Le budget des CPS papier a été alloué au format électronique. Nous avons ainsi pu acheter 20 licences-concurrentes qui desservent plus de 600 personnes et il est toujours disponible.

Il s'agit de le consulter et de le refermer dès que nous avons terminé, tout comme nous le ferions avec notre CPS papier. Sans compter qu’il peut être utilisé sans mot de passe!

Si cela vous intéresse, communiquez avec moi à mon adresse courriel et je vous mettrai en contact avec les responsables de mon établissement!


 

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