Petite chronique aujourd’hui, puisque je n’ai pu assister au dernier conseil d’administration (CA).
Je recommande à tous nos membres intéressés de consulter le site internet de MQRP ou encore leur page Facebook.
Le manque de médecins prêts à s’investir dans cette association se fait sentir face à la montagne de dossiers qui s’accumulent et qui menacent notre système de santé.
Un recentrage des priorités a été décidé afin de ne pas gaspiller les énergies investies. Aussi, le dossier des actes exclus a été priorisé.
Parmi les bonnes nouvelles on compte l’implication d’une aile étudiante dynamique (Université de Montréal), dont deux (2) membres sont sur le CA ainsi que l’engagement de médecins en région à titre de délégués régionaux.
MQRP se met aux technologies du jour. Les réunions du CA sont désormais transmises en visioconférence. Avis aux intéressés! Même à l’extérieur de Montréal il est plus que jamais possible de s’engager dans MQRP.
La sexualitéPour commencer un peu d’actualité. Ce matin en me levant, j’écoutais Radio-Canada et on commentait l’augmentation vertigineuse de demandes d’implants mammaires aux États-Unis. Plus de 300 % d’augmentation (c’est le mot du jour) et surtout chez les jeunes femmes entre 15 à 25 ans. Incroyable non? À croire que c’est devenu une obsession, une paraphilie... l’éromastie nationale des É.-U.
Le Petit Larousse de la Sexualité, petit dictionnaire que je me suis acheté chez Renaud-Bray (il devrait louer des chambres tellement c’est fascinant d’y flâner des heures), y consacre plusieurs pages.
Ses définitions : fantasme, impulsion ou comportement sexuel récidivant et sexuellement excitant d’une personne qui trouve sa satisfaction en dehors du coït avec un partenaire d’âge comparable et de sexe opposé.
Selon le DSM-IV, ce comportement doit être présent depuis plus de six mois et provoquer un désarroi cliniquement significatif, ou une altération du comportement chez le sujet atteint. Les paraphilies désignent donc les sexualités déviantes, les aberrations, les anomalies sexuelles.
Il va sans dire que les paraphilies soulèvent des problèmes éthiques, moraux et religieux pour les sociétés. Mais paraphilie ne signifie pas pour autant perversion avec ses définitions élargies. Selon Freud, est pervers ce qui fait souffrir, ce qui nuit à l’équilibre de l’individu. Ma traduction : une obsession à caractère sexuel qui s’accompagne d’un comportement compulsif. Un vrai T.O.C. Il devient pervers si les caractéristiques de fixité, de nécessité addictive et de déficit d’empathie l’accompagnent. Aujourd’hui, certaines paraphilies dans notre société nord-américaine sont judiciarisées : l’inceste, la pédophilie, l’exhibitionnisme.
La cause : on n’en sait rien. L’éternelle question, est-ce inné ou acquis? Elle peut remonter à une expérience durant l’enfance qui fut marquante lors de la construction de la « Love Map ». Cette construction mentale et physique qui nous définit tous : nos préférences et attirances sexuelles. Par exemple, une érection « surprise » chez un petit garçon pris dans un autobus bondé pourrait potentiellement conduire à du frotteurisme.
Vous en connaissez plusieurs sans doute. Vous avez peut-être même des images de patients qui vous en ont parlé. Mon dictionnaire donne la définition de plus de 45 types. Mais ce nombre est infini. Les plus masochisme, le bondage (attacher un partenaire dans des positions) et plus récemment la cyberdépendance pornographique. Les plus inhabituelles : la zoophilie, la nécrophilie, la somnophilie (relation avec un partenaire qui dort). Les plus bizarres, à mon avis sont l’hygrophylie, l’attirance sexuelle des sécrétions gluantes et humides tels les crachats et la mysophilie, l’attirance pour les pourritures. De quessé?
Le traitement : certainement une référence en sexothérapie. Personnellement, je viserais à soulager le patient avec la prise d’un antidépresseur. Du coup l’anxiété serait aidée et la baisse de libido comme effet secondaire sera même souhaitable.
C’est un sujet fascinant et à la fois tellement perturbant. La variété est infinie. La paraphilie est elle-même en constante évolution tant les pratiques sexuelles évoluent aussi.
Encore une fois nous avons la preuve que notre organe sexuel principal est notre cerveau.
Prochain sujet... une surprise! Certainement le Q.

Revue 2010 - La sexualité
2011/Les dysfonctions sexuelles
Revue 2009 - La sexualité
Article : 1. Advanced Access 09
Trucs facilitant la pratique
Article : Comment faire bouger choses
Revue 2009-2010 - Chronique MRQP
Modèle : Urgence hybride
L'«Advanced Access»-A.Munger,2010
Urgence hybride-P.Shebib,2010
2011/La sexualité et les maladies