Est-ce que votre CSSS vous soutient dans votre pratique? On vous fournit secrétaires, locaux, équipements de bureau (ordinateur)? Prenez-vous encore de nouveaux patients? Pensez-vous que votre milieu est attractif pour de nouveaux médecins?L’entente entre le MSSS et la FMOQ se renouvelle cette année, et pour une fois, il semble y avoir un intérêt à améliorer l’organisation des services et les modalités de rémunération en CLSC. On se fait souvent dire qu’il faudrait améliorer notre efficience, mais comment peut-on le faire quand trop souvent nos CSSS nous négligent…
On entend dire qu’il faut valoriser la médecine familiale. Qu’il faut que chaque Québécois ou Québécoise aient un médecin de famille! Pensez-vous que c’est réaliste?
Vous recevrez très prochainement des affiches à mettre dans vos établissements. Elles invitent à regarder sur YouTube\medecindefamille un documentaire ainsi que cinq (5) capsules dans lesquelles cinq (5) médecins décrivent leur environnement de travail. Allez les visionner et recommandez-les à vos patients et aux administrateurs.
Participez-y, votre opinion compte! Venez chercher des informations. Discutons des solutions, parlons d’actions! Vous aurez l’occasion de rencontrer notre président d’Association, le Dr Sylvain Dion, ainsi que le Dr Louis Godin, président de la FMOQ et les membres de l’exécutif de l’AMCSLCQ.

Dans les prochaines lignes, nous reprendrons les mesures incluses au cahier des demandes déposé par la FMOQ à la table des négociations. Pour certaines de ces mesures, des travaux complémentaires restent à être finalisés. Un mandat a d’ailleurs été donné aux présidents de l’AMCLSCQ et de l’AMOEP, qui travailleront en collaboration avec la permanence de la FMOQ, pour mener à bien ces travaux. Voici donc la nomenclature des mesures qui ont été retenues :
Certaines mesures qui précèdent ont déjà fait l’objet de demandes répétées de la part de l’Association des médecins de CLSC du Québec. Des gains ont été réalisés par le passé, mais nous constatons qu’il s’avère encore nécessaire d’améliorer les conditions de rémunération des médecins à honoraires fixes pour maintenir l’attractivité de ce mode et répondre aux attentes des médecins qui y adhèrent.
Nous ne pouvons qu’espérer faire des gains au chapitre de ces demandes.
Plusieurs membres de l’AMCLSCQ exercent en santé publique et nous avons cru bon que ce numéro s’adresse davantage aux préoccupations des médecins qui pratiquent dans ce champ d’exercices
Le 3 mars dernier, le président de notre Fédération, le Dr Louis Godin, déposait à la table des négociations le cahier des demandes en vue du renouvellement de notre entente qui se termine le 31 mars 2010.
L’enjeu prioritaire de ce cahier demeure le redressement de la rémunération des omnipraticiens pour quelle soit plus compétitive et équitable face aux médecins spécialistes québécois. Plusieurs mesures touchent la valorisation de la médecine familiale, notamment la prise en charge et le suivi des patients. L’un des volets importants de ce cahier des demandes est d’assurer l’équité entre les différents modes de rémunération tout en tenant compte du type d’activités effectuées et des fonctions qui s’y rattachent. C’est le dossier de l’équivalence actuarielle sur lequel nous revenons plus loin.
Au chapitre spécifique des demandes touchant la santé publique, nous retenons plusieurs aspects entourant les conditions de pratique, notamment la reconnaissance du rôle des fonctions du chef de département de santé publique et la nécessité de faire valoir l’indépendance professionnelle des médecins de santé publique sans égard aux fonctions politiques et administratives du directeur de la santé publique.
Au chapitre de la rémunération, il faudra s’assurer qu’elle soit juste et équitable et qu’elle reconnaisse le caractère distinctif de cette pratique. Elle se doit également d’être compétitive par rapport aux autres secteurs de pratique.
À l’Association des médecins de CLSC du Québec, nous avons appuyé ses demandes d’une juste reconnaissance de l’autonomie professionnelle des médecins de santé publique, mais aussi d’une juste rémunération de leurs activités professionnelles.
La FMOQ a inclus dans son cahier des demandes pour le renouvellement de notre entente l’équité entre les différents modes de rémunération. Plusieurs de nos membres, et bien d’autres de différents milieux de pratique, ont réclamé qu’une analyse en profondeur soit effectuée entre les modes de rémunération sur base de temps que sont le tarif horaire et les honoraires fixes et celle en cabinet. Les travaux amorcés visent dans un premier temps l’équivalence actuarielle entre le tarif horaire et la rémunération à l’acte en cabinet. Dans un deuxième temps, l’équivalence actuarielle entre le tarif horaire et les honoraires fixes devrait être complétée.
Un comité a été constitué à la FMOQ regroupant des médecins de différents milieux de pratique, comité présidé par le Dr Marc-André Asselin. Outre le président de l’AMCLSCQ, le Dr Sylvain Dion (CLSC et UMF), nous y retrouvons les Drs René Pineau (établissement psychiatrique), François-Pierre Gladu (CHSLD et cabinet), Claude Saucier (cabinet et hospitalisation) et Yves Langlois (cabinet et hospitalisation). Les travaux qui ont cours mettent intensément à profit les services économiques de la FMOQ. L’exercice n’est certes pas facile pour trouver les bases de comparaison entre la rémunération à l’acte et celle sur base de temps. Les travaux progressent et à la fin du printemps les premiers échos devraient nous parvenir.
Pour l’AMCLSCQ, cet exercice s’avère d’une très haute importance afin d’assurer à tous les omnipraticiens québécois, quels que soient leur lieu et leur type de pratique, d’être bien rémunérés. L’activité professionnelle de nos médecins de famille, clinique ou non, doit être reconnue équitablement.
À notre point de vue, il s’agit d’un enjeu très important dans la prochaine négociation. Cet enjeu est d’autant plus important qu’il constitue un élément de mobilisation majeur pour beaucoup de médecins.
C’est le 3 mars dernier que les dirigeants de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec déposaient à la table des négociations le cahier des demandes visant le renouvellement de notre entente qui se termine le 31 mars prochain. Le cahier de demandes est imposant. Le point culminant demeure la valorisation de la médecine familiale qui passe notamment en priorité la réduction de l’écart de rémunération avec les médecins spécialistes, qui aujourd’hui est au-delà de 55 %.
La Fédération, à l’intérieur du cahier des demandes, milite également pour l’équité entre les différents modes de rémunération. Des travaux en ce domaine sont en cours à la Fédération.
Également au cœur des demandes, l’amélioration des conditions d’exercice s’avère une priorité afin d’assurer à chaque omnipraticien, quel que soit son milieu de pratique, un environnement professionnel adéquat afin d’être davantage en mesure d’offrir à chaque Québécois un médecin de famille.
En prévision des négociations, la FMOQ a mis sur pied son comité de contestation regroupant des délégués dans chacune des associations. Pour l’AMCLSCQ, les Drs Jean-Denis Bérubé et Jean-Marc Hébert nous y représenteront.
De plus au sein même de L’Exécutif, nous avons constitué un sous-comité de contestation qui sera composé, outre des Drs Béburé et Hébert, du Dr Stéphane Roy. Ce sous-comité, en étroite communication avec nos représentants régionaux, s’assurera de les tenir informés. La première tâche de ce sous-comité sera d’assurer une pyramide de communications fonctionnelle dans chacune de nos régions. Vous serez d’ailleurs mis au courant dans les prochaines semaines de la structure de cette pyramide.
Finalement, comme je vous l’ai mentionné précédemment, nous tenons à ce que chaque membre puisse bénéficier d’une information continue et qui plus est, mise à jour régulièrement eu égard à l’importance de la prochaine négociation pour l’avenir de la médecine familiale au Québec. Nul doute que la mobilisation de chacun d’entre nous s’avérera nécessaire. De plus, en mettant à profit les nouvelles technologies de l’information, notamment le courrier électronique, nous espérons cette communication bidirectionnelle et comptons recevoir vos commentaires.
Compte tenu de la nature particulière de cette négociation, souhaitons-nous un aboutissement satisfaisant des travaux à venir!
Sylvain Dion, md
président
